Burnout : un spectacle original

mais difficile à comprendre et à suivre



Ce lundi13 novembre, 63 élèves de Terminales Bac se sont rendus à l’auditorium de la Louvière à Epinal pour assister à une pièce de théâtre, intitulée Burnout d’Alexandra Badea et mise en scène par Marie Denys.

Au préalable, Quentin Bonnell chargé des relations publiques à Scènes Vosges était venu leur présenter le burnout, leur faire passer des tests de Freundenberger pour évaluer leur position dans l’échelle du burnout et leur parler du déroulement de la pièce.


Qu’est-ce que le burnout ?


Il faut savoir que le terme burnout a été utilisé la première fois en 1969. Le burnout est un syndrome d’épuisement professionnel caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, générée par des sentiments d’impuissance et de désespoir.

Il peut durer pendant des mois voire des années. Les facteurs sont des facteurs de l’environnement (famille, travail), le manque de temps pour aboutir un travail, la dévaluation du travail effectué…


Le burnout dans la représentation


L’auteur, Alexandra Badéa dénonce notre société qui exige toujours plus de l’être humain, qui le met ainsi sous pression jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus et se retrouve en burnout.
C’est par exemple, le cas du travail, de l’école, la famille, le sport…
Pour cela, l’auteur tout comme la metteuse en scène utilise différents procédés :

- seulement deux personnages sur scène, la jeune cadre dynamique et l’évaluateur des ressources humaines ; on ne connaît pas leur nom : ils sont déshumanisés.

- De nombreux procédés expriment la gradation du stress, l’évolution vers le burnout jusqu’au « craquage », ou « pétage de plombs » : langage familier, grands gestes, beaucoup de déplacements sur scène, l’absence de dialogues et d’écoute, ils parlent tout le temps et parfois  en même temps, beaucoup de répétitions de répliques…


De nombreux élèves ont eu vraiment beaucoup de mal à comprendre la pièce et l’ont moyennement aimée. Ils ont trouvé certains moments longs et n’ont pas apprécié la répétition des répliques.
Par contre, ils ont beaucoup apprécié la dernière scène avec les jeux de lumières  et la musique même si parfois ils n’ont pas vu le rapport entre la pièce et la fin.


Quelques réflexions d’élèves :


Viviane : « j’ai bien aimé certains passages où les personnages parlaient du travail excessif, les horaires supplémentaires pour avoir plus de promotion en utilisant plusieurs points et à la fin on voit qu’elle n’en peut plus du travail »

Cyrielle : « j’ai bien aimé cette pièce malgré qu’à certains moments elle n’était pas très compréhensible. J’ai trouvé que les acteurs ont très bien joué leur rôle et étaient très appliqués dans cette pièce. J’ai trouvé dommage qu’il n’y avait pas de matériel pour entrer dans le thème du travail. La fin de la pièce avec les effets de lumières, la musique étaient très bien »

Elodie : « je n’ai pas trop aimé cette pièce car pois moi c’était incompréhensible. J’ai préféré la deuxième partie »

Emma : « bon jeu d’acteurs mais spectacle un peu long et trop répétitif »

Dylan : « j’ai bien aimé le visuel à la fin mais dans la pièce trop de répétitions (c’était pénible) et le doublage de paroles pas simple à suivre.

Claire : « j’ai adoré la beauté de la partie visuelle à la fin ; par contre le début dans le noir m’a paru long et dérangeant »

Noémie : « très bien fait, très bonne connaissance du texte mais j’ai eu du mal de rentrer dans la pièce »


Laetitia : « j’ai aimé le spectacle parce ça faisait passer le message sur le burnout mais il y a des moments que je n’ai pas compris comme le jeu de lumières à la fin et des moments gênants notamment quand les deux comédiens parlaient en même temps »

Elisa : « globalement le spectacle ne m’a pas trop plu parce que je n’ai rien compris »


Article rédigé par Mmes Didier Professeur de Lettres et Mme Bugny Professeur documentaliste